Soutenance de thèse : EVA ROY – 15 MAI 2019

Approche anthropo-psychanalytique du lien fraternel gémellaire dans la famille contemporaine

Date soutenance : 15 mai 2019 13H30

Lieu : MSHS salle Mélusine, Université de Poitiers

 

résumé

Cette recherche trouve sa source dans un contexte d’évolution et de modification des systèmes familiaux. De nombreux travaux en psychologie et en anthropologie cherchent à prendre la mesure des transformations de l’institution de la famille et étudient la manière dont se construisent les liens qui oeuvrent au sein des nouvelles configurations familiales. Toutefois au sein de ces nouvelles formes de famille, l’étude du lien fraternel gémellaire, le rôle qu’il joue dans le fonctionnement familial mais aussi dans la construction des liens de parenté semble encore pouvoir être développée. Cette recherche exploratoire se centre donc sur la dimension gémellaire du lien fraternel et de la famille, dans la perspective d’éclairer un nouvel aspect du fonctionnement familial et de ses enjeux inconscients. Comment les liens unissant une famille se construisent ou se déconstruisent, dans leur dimension inconsciente, lorsqu’elle accueille des jumeaux ? Le lien fraternel revêt-il un aspect particulier lorsqu’il est gémellaire ? Comment résonne-t-il chez les différents membres d’une fratrie ou dans la famille élargie ?

Ce travail de thèse vise ainsi plusieurs objectifs. Il s’agit premièrement d’étudier les caractéristiques du lien fraternel gémellaire dans ses représentations individuelles et collectives en considérant plus particulièrement son intrication à la notion de « double ». Nous cherchons aussi à considérer ce lien dans une dimension familiale et non plus réduite à la dyade gémellaire. Ainsi, la problématique spécifique de ce travail est de caractériser les représentations inconscientes individuelles comme familiales de la gémellité afin d’interroger les incidences de la fantasmatique familiale et parentale sur l’édification du lien fraternel gémellaire. Toutefois, engager une réflexion quant à la définition du lien gémellaire et sur la manière dont l’entourage familial peut en déterminer les modalités nécessite aussi de considérer la façon dont cet entourage, plus particulièrement les parents, se confrontent et s’accommodent de la gémellité. C’est pourquoi cette recherche a également pour objectif de déterminer si la confrontation à la gémellité peut, dans le psychisme des parents, prendre une valeur traumatique (Dumet et Ferrant, 2009 ; Bokanowski, 2011). Puis, dans un second temps, de questionner les différents processus mobilisés par ces parents pour faire face à un potentiel « traumatisme de gémellité » et l’incidence de ces processus sur l’édification du lien entre leurs enfants jumeaux.

La population concernée regroupe des familles dont la génération des enfants accueille au moins deux jumeaux au sein de la fratrie. Le matériel clinique est recueilli à partir d’entretiens semi-directifs différenciés selon la génération et de deux tests projectifs : le génogramme et le dessin de la famille.

 

Composition du jury :

M Alain Ducousso Lacaze, directeur

Mme Marie-José Grihom. Professeure à l’université de Poitiers : présidente du jury

Mr Albert Ciccone. Professeur à l’Université de Lyon 2 : rapporteur

Mme Despina Naziri. Professeure à l’Université de Liège : rapporteure

Mme Régine Scelles. Professeure à l’Université de Paris Ouest La défense : examinatrice

HDR Dolorès ALBARRACIN 18/11/16

Soutenance le 18 novembre 2016 à 13h30 (Salle Crozet, Hôtel Berthelot – 24, rue de la Chaîne, 86000 Poitiers)

Jury: Marie-Frédérique Bacqué (Univ. de Strasbourg), Antoine Bioy (Univ. de Bourgogne), Alain Ducousso-Lacaze (Univ. de Poitiers), Nathalie Dumet (Univ. de Lyon), Giovanni Guerra (Univ. de Florence), Pascal-Henri Keller (promoteur, Univ. de Poitiers), Gérard Pirlot (Univ. de Toulouse).

Titre: « Cliniques du corporel. Positions subjectives à l’égard du corps en médecine« 

Synthèse des recherches menées dans le domaine de la psychopathologie et de la médecine, à partir de trois thématiques peu explorées dans la littérature française et anglo-saxonne: l’enfant et l’adolescent à l’épreuve d’une greffe de moelle osseuse ; la position hypocondriaque en fin d’adolescence ; la subjectivité de la pratique médicale.

Soutenance de Thèse Eric SOUTIF – 26/11/2015

26/11 à 13h, salle des actes, Hotel Fumé

Résumé

« De l’histoire de la famille à l’histoire du sujet » prend pour fil conducteur la dialectique du sujet en tant qu’il est « sujet-maillon » et aussi sujet à « lui-même sa propre fin ». Dans cette recherche clinique du « tout venant », nous considérons, au regard des désirs parentaux irréalisés, qu’une place pour un « sujet-maillon » est spécialement aménagée. En ce sens cette dernière est une donnée quasi « princeps ». Pour autant, si ce n’est dans l’enfance, la période adolescente pointe qu’il est aussi pour tout sujet un autre destin, « être à lui-même sa propre fin », ailleurs, autrement. Pris dans les rais des enjeux psychiques parentaux/groupaux (alliances inconscientes, interfantasmatisation, etc.) la dynamique de subjectivation permet au sujet de trouver une certaine latitude lui permettant de se départir et d’investir son autre dessein. A partir de l’approche narrative et d’une lecture conjointe (philosophie ricœurienne et psychanalytique) de récits familiaux sur quatre générations, ce travail propose une approche originale afin de cerner pour chacun des membres les conflits psychiques relatifs à la mise en tension de cette dialectique. Cette perspective narrative, bien plus qu’une illustration rendant compte des « solutions » singulières soutenues par la dynamique de subjectivation mais aussi parfois de certains achoppements, témoigne que ces temps de rencontre (clinicien-sujet) initiés par une recherche peuvent aussi être des moments propices à des mouvements d’appropriation subjective.

Mots clés : Famille, Sujet, Subjectivation, Narration, Psychanalyse, Philosophie (Paul Ricœur).