Journées nationales des MDA – Nîmes – 27/28 septembre

banniere-pages

 

Marion Haza interviendra le 28 lors d’un symposium sur « les corps marqués du pubertaire »

 

Argument :

La culture est un mouvement, une dialectique entre l’individuel et le collectif, le sujet et l’objet, l’intra psychique et l’inter subjectif. Et nous n’avons pourtant de cesse de tenter de l’enfermer, dans un « marché », un « loisir », une administration sectorisée, ou de l’essentialiser, dans une approche déterministe des individus (culturalisme). La culture est au cœur de nos sociétés. Dans sa dimension collective, elle se veut un projet politique, qui renvoie à la notion d’éducation : la culture, c’est ce qui fait croître l’enfant appelé à devenir citoyen dans la cité. Dans sa dimension individuelle, relationnelle, elle invite à un dialogue avec soi et autrui, qui interroge les héritages sociétaux, familiaux, générationnels, les dynamiques de construction identitaire, les expérimentations. Dans sa dimension cognitive, elle articule des savoirs, des connaissances, des codes, sans cesse remodelés avec le temps, les effets de générations, de modes, mais dans un cadre de constance des dynamiques psychiques à l’œuvre. Dans sa dimension créative et pratique, elle renvoie à des objets socialement construits qui sont autant de supports de médiations dans l’accompagnement et le prendre soin des adolescents. Pourtant, aucune de ces dimensions, aussi nombreuses soient-elles, n’épuise les interrogations de celui qui cherche à « saisir » cet objet protéiforme. Aussi, pour ces 9èmes Journées Nationales des Maisons Des Adolescents, qui se dérouleront à Nîmes, les 27 et 28 septembre 2017, la MDA du Gard vous invite à explorer les dimensions plurielles de ce mouvement, via des interrogations qu’elle porte autour des cultures adolescentes dans l’accompagnement et la prise en charge.

 

CORPS, GENRE ET VULNÉRABILITÉ.LES FEMMES ET LES VIOLENCES CONJUGALE – STRASBOURG – 17&18 novembre 2017

Avec la participation de MJ Grihom et A Delbreil

Dans la question des violences conjugales, le corps des femmes tient une place tout à fait particulière. Le corps féminin, corps intime et corps social, nous conduit à chercher à comprendre comment dans une société donnée, et au travers des rapports de genre qui l’organisent, se sont mises en place la perception, la représentation et la construction des corps pour le sujet lui-même et pour son partenaire. Dans ce contexte, nous tenterons de cerner les effets de la rencontre et de la relation à l’autre dans la construction du lien conjugal et de ses violences. En croisant les approches propres aux différentes disciplines que sont l’histoire, le droit, la sociologie, le travail social et la psychologie, ce colloque international pluridisciplinaire vise à explorer et à interroger la manière dont les sociétés dans leur diversité conçoivent et prennent en compte les situations de vulnérabilité, et leurs répercussions sur le vécu des femmes.

 

Programme : document

CORPS, GENRE ET VULNÉRABILITÉ.LES FEMMES ET LES VIOLENCES CONJUGALES – 17/18 novembre, strasbourg

Programme :

Dans la question des violences conjugales, le corps des femmes tient une place tout à fait particulière. Le corps féminin, corps intime et corps social, nous conduit à chercher à comprendre comment dans une société donnée, et au travers des rapports de genre qui l’organisent, se sont mises en place la perception, la représentation et la construction des corps pour le sujet lui-même et pour son partenaire. Dans ce contexte, nous tenterons de cerner les effets de la rencontre et de la relation à l’autre dans la construction du lien conjugal et de ses violences. En croisant les approches propres aux différentes disciplines que sont l’histoire, le droit, la sociologie, le travail social et la psychologie, ce colloque international pluridisciplinaire vise à explorer et à interroger la manière dont les sociétés dans leur diversité conçoivent et prennent en compte les situations de vulnérabilité, et leurs répercussions sur le vécu des femmes.

Avec la participation de MJ Grihom

Programme détaillé : document

Un bébé pour soi ? Assistances à la procréation, mutations familiales et transformations sociales, Paris , 2 /06/2017

Avec Alain DUCOUSSO LACAZE

Aujourd’hui, un couple sur cinq consulte pour une infertilité et recourt à une assistance médicale à la procréation (AMP). Cet usage de la médecine tient à différentes raisons, mais s’explique aussi par le retard des couples à concevoir, lorsque la fertilité devient moins favorable, ce qui impose des techniques sophistiquées. L’enfant, tant attendu, devient un impératif et l’infertilité est vécue comme une calamité, une injustice, une infirmité. Les incertitudes, qui entouraient autrefois la procréation, donnaient aux rencontres une part de hasard et d’indécidable que les techniques d’aujourd’hui tendent à gommer, au sens où l’ambivalence liée au désir d’enfant n’a plus sa place.

Or, le parcours de l’AMP est lourd à la fois physiquement et psychologiquement de sorte que plus de la moitié des couples arrêtent au bout du troisième essai. La demande est donc très forte, le parcours médical semé d’embûches, la pression psychologique intense. De plus de nombreuses questions se posent :

  • Jusqu’à quel âge peut-on procréer ?

  • Faut-il autoriser les dons de gamètes à tous ceux qui en font la demande ?

  • Quels sont les questions éthiques face aux groupes de pression ?

  • Y-a-t-il un droit à l’enfant ?

Les nouvelles techniques de procréation bouleversent les repères de la filiation traditionnelle mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ? Les sociétés n’ont-elles pas inventé des façons d’avoir des enfants qui correspondaient à la façon dont elles se représentaient les liens de filiation ?

Aujourd’hui, on ferait un enfant non pour la société, pour la perpétuation de l’existence collective, mais pour soi et pour lui-même, et certains se demandent ce qu’il en résultera pour l’enfant d’être désiré et de naître « enfant du désir ».

L’enfant lui se reconnaît dans le récit de ses parents et de sa famille, récit en partie validé par la société. Comment les couples peuvent-ils dépasser le biologique et trouver leur place comme parents lorsque la technique médicale est au centre du dispositif et que l’enfant n’est pas issu du corps à corps de la rencontre amoureuse, comment se représenter la part de «nature » dans la procréation? Et quelle est la part de « culture » lorsque la filiation est surtout sociale, affective et relationnelle ? Si la biologie semble donner une possibilité technique pour permettre à l’enfant d’exister lorsque le couple ne peut enfanter, c’est le sens de cette procréation qui importe, la signification que les parents lui donnent, en partie à leur insu aussi, afin que la filiation puisse exister.

Programme : webpage

Masculinités non-hégémoniques : des configurations ambigües et plurielles, 15 et 16/05/2017, Université de Louvain

Avec Alain Ducousso Lacaze

Les recherches sur les masculinités, font partie d’un champ d’étude qui ne cesse de croître depuis une trentaine d’années partout dans le monde. S’insérant pleinement dans la lignée des études de genre et des études sur la sexualité, elles participent à l’enrichissement des réflexions sur les rapports sociaux de sexe. Si les études de genre ont démontré la multiplicité des formes de féminités et de masculinités, il faut néanmoins dépasser une approche essentiellement typologique afin de mieux comprendre la construction du genre en tant que dynamique sociale et processus relationnel. En ce sens, Raewyn Connell a développé depuis le début des années 1980 sa théorie sur la masculinité hégémonique et les différentes relations au sein des masculinités, soulevant la question des relations de pouvoir comme vecteur d’une dialectique constante au sein des relations de genre. Cette approche relationnelle permet de comprendre la complexité et l’ambigüité des processus en œuvre dans la formation des configurations de genre. Que nous apporte encore aujourd’hui ce cadre théorique et comment est-il mobilisé et réapproprié par la communauté scientifique ? Sous l’intitulé Masculinités non-hégémoniques : des configurations plurielles et ambiguës, ce colloque se concentrera sur la question des différentes masculinités dans nos sociétés, en s’attachant principalement aux figures nonhégémoniques (subordonnées, complices et/ou marginales) et aux relations qu’elles entretiennent avec l’hégémonie. Si les masculinités peuvent également être utiles pour appréhender les expériences des « femmes », ce colloque se concentrera particulièrement sur les expériences des « hommes ». L’objectif sera de travailler sur les nouvelles perspectives proposées par des chercheur.e.s qui, au départ de différentes méthodologies, questionnent les représentations des masculinités et leurs expériences subjectives. Les masculinités ne posent pas les mêmes questions aux disciplines qui les interrogent ; quels sont les terrains d’entente et les constructions communes qui peuvent être trouvés ? Une approche interdisciplinaire sera privilégiée et chaque session sera composée d’intervenant.e.s provenant de disciplines variées (la sociologie, l’anthropologie, l’histoire et la psychologie sociale) afin d’encourager le dialogue et d’approfondir nos regards. Le colloque débutera le 15 mai autour d’une présentation magistrale qui posera les bases théoriques et les enjeux socio-politiques qui se trouvent derrière le genre, et plus particulièrement autour de la question des masculinités. L’intervention sera suivie le lendemain par une journée composée d’une conférence abordant l’étude des masculinités depuis une approche globale, ainsi que de trois sessions thématiques, privilégiant chacune un angle de vue lié à des questions centrales dans la construction genrée des individus dans nos sociétés contemporaines. La première session, intitulée “Idéaux religieux de masculinité” tentera de voir comment les masculinités sont ou ont été expérimentées au sein des religions. Indépendamment de la confession, comment les rôles et représentations des masculinités « religieuses » se réfèrent-ils au(x) modèle(s) de masculinité hégémonique qui domine(nt) dans la société séculière ? Comment les hommes négocient-ils dans leurs pratiques la normalisation de leur identité religieuse, reliée historiquement au sentimentalisme, à l’émotivité, à l’obéissance et au sacrifice de soi ? Y a-t-il un idéal à atteindre pour le croyant (qu’il soit père, mari, travailleur, prêtre) ? Est-ce que les masculinités se construisent sur des oppositions binaires (avec les femmes, avec les laïcs, avec les athées) ? Peut-on y retrouver des éléments de la masculinité hégémonique ? Il s’agira de pointer la coexistence et la succession dans le temps de diverses normes et pratiques des masculinités, dans un dialogue interdisciplinaire. La seconde session, « Pratiques de paternité/parentalité et normes de masculinité, exploration depuis les marges » reviendra sur l’importance d’étudier les hommes et les masculinités dans leurs limites, ici la sphère domestique, espace traditionnellement associé au « féminin ». Les quelques débats qui ont eu lieu sur le sujet ont porté sur la mise en perspective des pratiques des hommes pourvoyeurs de soin avec le modèle proposé par Connell : à quel type de masculinité faut-il les associer ? Ont-elles été absorbées par la masculinité hégémonique ou sont-elles liées à la masculinité complice, parce que tout en revendiquant une parentalité égalitaire, ces pères ne se détachent pas complètement des modèles normatifs dominants ?? Cette session s’ancrera dans le prolongement de ces réflexions, cherchant à situer les relations entre différentes pratiques de paternité/parentalité et formes de masculinité. Enfin, la dernière session « Expériences du corps et de sexualité au-delà de l’hétéronormativité » se concentrera sur la matérialité avec laquelle se construisent nos pratiques et expériences sexuées. L’idée qu’il existe une « masculinité réelle », à savoir une image de l’homme « naturel » hétérosexuel et profondément masculin qui est généralement comprise comme provenant du corps des « hommes », est fortement ancrée dans nos sociétés. Il s’agira de bousculer cette croyance hétéronormative en interrogeant l’expérience que les personnes ont de leur corps et de leur sexualité. La session mettra en avant leurs conceptions variées de la masculinité, et illustrera comment cette pluralité est articulée dans les relations au sein des différents types de masculinités.

Programme :

15 mai 20h00-22h00 Regards sur les enjeux socio-politiques du genre dans les sociétés contemporaines Président de séance : Jacques Marquet (Sociologue, Cirfase, UCL) Discutante : Mara Viveros Vigoya (Anthropologue, Universidad Nacional de Colombia) Conférence inaugurale Éric Fassin (Sociologue, Université Paris VIII) 16 mai 9h00 Accueil des participant.e.s et petit-déjeuner / café-thé 9h15-9h45 Introduction de la journée Accueil par Matthieu de Nanteuil, Président de l’Institut d’analyse du changement dans l’histoire et les sociétés contemporaines Mot d’introduction d’Aurore François (LaRHis & Cirfase, UCL) présentant le caractère interdisciplinaire du Colloque Présentation de la journée par Sarah Barthélemy (LaRHis, UCL – CéSoR, EHESS), Mathilde Van Drooghenbroeck (Cirfase, UCL) et Grégory Dallemagne (Cirfase, UCL) Diffusion d’une capsule/entrevue de Raewyn Connell 9h45-10h30 Les masculinités comme objet d’étude Présidente de séance : Mathilde Van Drooghenbroeck (Sociologue, Cirfase, UCL) Mara Viveros Vigoya (Anthropologue, Universidad Nacional de Colombia) 10h30-10h45 : Pause café 10h45-12h35 Expériences du corps et de sexualité au-delà de l’hétéronormativité Président de séance : Grégory Dallemagne (Anthropologue, Cirfase, UCL) Discutant.e : (à confirmer) Christophe Broqua (Anthropologue, Université Paris Ouest) Homme-femme ou homosexuel masculin ? Grandeur et misère du góor-jigéen au Sénégal Sofia Aboim (Sociologue, Universidade de Lisboa) Masculinités Trans et la fabrication du genre : corporalités non-hégémoniques entre discours et matérialité Françoise Van Haeperen (Historienne, UCL) Ni hommes, ni femmes : les galles de la Mère des dieux dans le monde romain, revisités à la lumière des hijras de l’Inde contemporaine Temps d’échange 11h45-12h05 12h35-13h30 : Lunch 13h30-15h20 Pratiques de paternité/parentalité et normes de masculinité, exploration depuis les marges Présidente de séance : Síle O’Dorchai (Economiste, ULB) Discutante : Laura Merla (Sociologue, Cirfase, UCL) Séverine Mayol (Sociologue, Université Paris Descartes) Alain Ducousso-Lacaze (Psychanalyste et psychologue clinicien, Université de Poitiers) Figures de paternités gays Temps d’échange 14h50-15h10 15h20 – 15h45 : Pause café 15h45-17h30 Idéaux religieux de masculinité Présidente de séance : Sarah Barthélemy (Historienne, LaRHis, UCL – CéSoR, EHESS) Discutante : Silvia Mostaccio (Historienne, LaRHis, UCL) Stefan Meysman et Jonas Roelens (Historiens, Université de Gand) Masculinités, moralités et discursivités pré-modernes. Le modèle Connell face aux sources médiévales et modernes des Pays-Bas méridionaux Béatrice de Gasquet (Sociologue, Université Paris Diderot) Quelles masculinités produisent les synagogues ? Maïté Maskens (Anthropologue, Université Libre de Bruxelles) La production pentecôtiste de masculinités vertueuses à Bruxelles Temps d’échange 17h10-17h30 17h30-18h00 Conclusions et clôture des journées d’étude Laura Merla (Sociologue, Cirfase, UCL) et Silvia Mostaccio (Historienne, LaRHis, UCL)