Publication : Alexithymie et subjectivation

Par Perpete Berger, T., Albarracin, D., Ducousso-Lacaze, A.

Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescnence

 

Résumé

Introduction

En prenant en considération les différents aspects de l’alexithymie, ce texte présente l’observation d’un enfant de dix ans présentant les signes d’une difficulté majeure à accéder à la subjectivation. Durant les premières rencontres, une inhibition massive était observée chez l’enfant à chaque confrontation à une question autour de ses affects. Après quelques mois de traitement, nous avons fait le constat d’une absence d’évolution dans le cadre du suivi, ce malgré une relation apparemment investie et agréable pour l’enfant. À l’inverse, cette relation semblait au thérapeute froide, vide et pourvue de peu de sens. Ces observations nous ont permis d’identifier un désordre inhabituel dans le développement psycho-affectif de cet enfant, l’ayant probablement conduit à l’alexithymie. Dans ce contexte, en faisant l’expérience d’une relation de transfert atypique avec ce patient, le thérapeute a décidé de proposer à son patient un dispositif basé sur des séances avec l’enfant et sa mère, prenant support sur la capacité particulière observée chez la mère à interpréter les affects présents chez son fils.

Méthode

Le thérapeute a proposé des séances divisées en deux parties. Ce dernier verrait ainsi l’enfant seul dans un premier temps, puis sa mère les rejoindrait pour échanger autour des semaines passées et des incidents éventuellement rencontrés. Ces discussions régulières, proposées dans le cadre de ce que nous proposons d’appeler « un fonctionnement circulaire » semblent avoir permis d’éprouver dans la réalité extérieure ce qui était présent depuis le début : un mode intime, dyadique et presque purement interne de communication entre mère et enfant autour du registre affectif. Nous nous sommes appuyés sur des référentiels psychanalytiques (Winnicott, Green, Richard…) pour aménager notre façon d’être avec ce patient tout comme pour décrire notre parcours intellectuel au fil de ce travail.

Résultats

Au cours de cette année de traitement, nous avons pu mettre à jour certains aspects spécifiques du fonctionnement familial et ouvrir une voie vers la subjectivation qui soit plus porteuse pour le patient. La psychothérapie se poursuivant aujourd’hui, nous pouvons observer une diminution des résistances présentées initialement par l’enfant et effectuons ponctuellement des séances complètes sans la mère du patient, ce à la demande de ce dernier.

Conclusion

En utilisant les observations issues de la psychothérapie de cet enfant présentant un syndrome alexithymique, les auteurs ont souhaité proposer l’application d’un point fondamental en psychiatrie de l’enfant, à savoir la nécessité de rester créatif, ouvert et préparé à adapter son dispositif thérapeutique à chaque patient présentant des besoins spécifiques.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0222961717301642

Publication dans FRONTIERS sur les acouphènes

ORIGINAL RESEARCH ARTICLE

Front. Aging Neurosci., 10 August 2017 | https://doi.org/10.3389/fnagi.2017.00272

Exploring Tinnitus-Induced Disablement by Persistent Frustration in Aging Individuals: A Grounded Theory Study

  • 1CAPS-EA4050, Department of Psychology, University of Poitiers, Poitiers, France
  • 2Department of Social and Behavioural Studies, University West, Trollhättan, Sweden
  • 3INCIA, UMR Centre Nationnal de la Recherche Scientifique, University of Bordeaux, Bordeaux, France

à lire ici : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnagi.2017.00272/full

« Le soin dans tous ses états », Poitiers, 23/11/17

Table ronde : »Le soin dans tous ses états »

jeudi 23 novembre 2017 à 20h30.

Avec Dolorès Albarracin,  psychanalyste,

Ingrid Auriol, professeure agrégée de philosophie et 

Brigitte Greis, infirmière libérale à Poitiers.

 

Espace Mendès France

1 place de la Cathédrale

86000 POITIERS

Entrée libre et gratuite

Journées nationales des MDA – Nîmes – 27/28 septembre

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Marion Haza interviendra le 28 lors d’un symposium sur « les corps marqués du pubertaire »

 

Argument :

La culture est un mouvement, une dialectique entre l’individuel et le collectif, le sujet et l’objet, l’intra psychique et l’inter subjectif. Et nous n’avons pourtant de cesse de tenter de l’enfermer, dans un « marché », un « loisir », une administration sectorisée, ou de l’essentialiser, dans une approche déterministe des individus (culturalisme). La culture est au cœur de nos sociétés. Dans sa dimension collective, elle se veut un projet politique, qui renvoie à la notion d’éducation : la culture, c’est ce qui fait croître l’enfant appelé à devenir citoyen dans la cité. Dans sa dimension individuelle, relationnelle, elle invite à un dialogue avec soi et autrui, qui interroge les héritages sociétaux, familiaux, générationnels, les dynamiques de construction identitaire, les expérimentations. Dans sa dimension cognitive, elle articule des savoirs, des connaissances, des codes, sans cesse remodelés avec le temps, les effets de générations, de modes, mais dans un cadre de constance des dynamiques psychiques à l’œuvre. Dans sa dimension créative et pratique, elle renvoie à des objets socialement construits qui sont autant de supports de médiations dans l’accompagnement et le prendre soin des adolescents. Pourtant, aucune de ces dimensions, aussi nombreuses soient-elles, n’épuise les interrogations de celui qui cherche à « saisir » cet objet protéiforme. Aussi, pour ces 9èmes Journées Nationales des Maisons Des Adolescents, qui se dérouleront à Nîmes, les 27 et 28 septembre 2017, la MDA du Gard vous invite à explorer les dimensions plurielles de ce mouvement, via des interrogations qu’elle porte autour des cultures adolescentes dans l’accompagnement et la prise en charge.

 

CORPS, GENRE ET VULNÉRABILITÉ.LES FEMMES ET LES VIOLENCES CONJUGALE – STRASBOURG – 17&18 novembre 2017

Avec la participation de MJ Grihom et A Delbreil

Dans la question des violences conjugales, le corps des femmes tient une place tout à fait particulière. Le corps féminin, corps intime et corps social, nous conduit à chercher à comprendre comment dans une société donnée, et au travers des rapports de genre qui l’organisent, se sont mises en place la perception, la représentation et la construction des corps pour le sujet lui-même et pour son partenaire. Dans ce contexte, nous tenterons de cerner les effets de la rencontre et de la relation à l’autre dans la construction du lien conjugal et de ses violences. En croisant les approches propres aux différentes disciplines que sont l’histoire, le droit, la sociologie, le travail social et la psychologie, ce colloque international pluridisciplinaire vise à explorer et à interroger la manière dont les sociétés dans leur diversité conçoivent et prennent en compte les situations de vulnérabilité, et leurs répercussions sur le vécu des femmes.

 

Programme : document

Le féminicide – colloque Jeudi 28 septembre 2017 – Poitiers

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9 h – Accueil

9 h – 10- 9 h 35 : Ouverture : Catherine Coutelle, Yves Jean,

9 h 35 – Introduction : Lydie Bodiou, Frédéric Chauvaud, Ludovic Gaussot, Marie-José Grihom

Matin

La volonté de savoir. Discours et débats

Président de séance : Ludovic Gaussot

9 h 45 – 10 h 10 ■ Féminicide : impunité et responsabilité sociétale

Marylène Lapalus (Université Lyon 2)

10 h 10 – 10 h 35 ■ Féminicide, fémicide ou homicide au Chili (2006-2010)

Myriam Hernãndez Orellana (Université Paris Est)

10 h 35 – 10 h 55. Débats et Pause

Présidente de séance : Marie-José Grihom

10 h 55 – 11 h 20 ■ Des dissonances juridico-politiques dans le débat français sur le féminicide

Amélie Bescont (Université Paris Diderot – Sciences Po) et Taiana Marcon (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

11 h 20 – 11 h 45 ■ Le discours onusien sur les violences familiales. Féminicide : du crime d’honneur au crime passionnel

Aurore Schwab (Université de Genève)

Débats – 11 h 45 – 12 h 15

 

Après Midi

La volonté de comprendre. Pratiques et représentations

 Président de séance : Frédéric Chauvaud

13 h 55 ■ Aux sources du féminicide en Islam :  le Waad

Sofiane Bouhdiba (Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis)

14 h 20 ■ Tuez-les ! Les crimes contre les femmes au siècle des Lumières, l’exemple du Poitou

Fabrice Vigier (Université de Poitiers)

14 h 20 – 14 h 45 – Débats et Pause

Présidente de séance : Lydie Bodiou

14 h 45 – 15 h 10 ■ La guillotine contre le féminicide ? Regard sur les victimes féminines des condamnés à mort (France, 20ème siècle)

Nicolas Picard (Université Paris I)

15 h 10 – 15 h 35 ■ Narrer le féminicide au Mexique : un art de l’urgence

Cathy Fourez (Université Lille III)

15 h 35 – 15 h 55– Débats

15 h 55 – 16 h 15 – Conclusions : Laurie Laufer et Beatriz Santos

Journée d’étude Corps et Cancer, Le prix de la guérison – 23/011/2017, Poitiers

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Les progrès de la médecine ont permis d’augmenter considérablement la survie des personnes atteintes de cancer. Pourtant, peu de travaux sont consacrés aux enjeux de la guérison. Du point de vue subjectif, le coût d’une telle expérience se révèle bien à distance de la fin du traitement: guérison physique et guérison psychique ne connaissent pas toujours le même destin. Par ailleurs, guérir n’a pas le même sens pour le patient, la famille ou le soignant: le regard du médecin et du psychologue, mais aussi celui du philosophe et de l’historien s’avèrent précieux pour comprendre ce que guérir veut dire. Enfin, les innovations thérapeutiques en oncologie entraînent un coût social qui bouleverse l’économie de la santé et accentue les inégalités,effets que la sociologie permet d’éclairer. Guérir donc, mais à quel prix ? La question, complexe, exige une approche interdisciplinaire, rendue possible lors de cette Journée grâce au Programme CPER-FEDER «Déficience, handicap, violence: le corps à l’épreuve », porté par les laboratoires CAPS, HERMA et CRIHAM de l’Université de Poitiers.

Programme : document

CORPS, GENRE ET VULNÉRABILITÉ.LES FEMMES ET LES VIOLENCES CONJUGALES – 17/18 novembre, strasbourg

Programme :

Dans la question des violences conjugales, le corps des femmes tient une place tout à fait particulière. Le corps féminin, corps intime et corps social, nous conduit à chercher à comprendre comment dans une société donnée, et au travers des rapports de genre qui l’organisent, se sont mises en place la perception, la représentation et la construction des corps pour le sujet lui-même et pour son partenaire. Dans ce contexte, nous tenterons de cerner les effets de la rencontre et de la relation à l’autre dans la construction du lien conjugal et de ses violences. En croisant les approches propres aux différentes disciplines que sont l’histoire, le droit, la sociologie, le travail social et la psychologie, ce colloque international pluridisciplinaire vise à explorer et à interroger la manière dont les sociétés dans leur diversité conçoivent et prennent en compte les situations de vulnérabilité, et leurs répercussions sur le vécu des femmes.

Avec la participation de MJ Grihom

Programme détaillé : document